Et toi là, c’est l’été (enfin presque)

Kikoo les gens ! Me voilà de retour, après un déménagement, et un changement de région avant le départ pour l’Australie. Vous me suivez ? Oui, je sais ma vie est digne d’un roman … Et je vous assure que, parfois, j’aimerais bien avoir un petit chez moi qui ne bouge pas … mais non, décidément dans la famille, on est incapable de se poser quelque part et d’y rester. Le gêne de la bougeotte, ça s’appelle. Bref, je suis pour une quinzaine de jours chez mon cher papa sur le bassin d’Arcachon. Et comme vous le savez, ou je vous l’apprends peut être, ici il fait plutôt très beau et pas mal chaud. L’air sent bon l’été et le soleil qui dure nous fait rêvasser, et nous donne envie de longues journées à rien foutre et à manger de bonnes choses. Ouais, moi c’est mon kiff à moi, le chill intensif, le petit vin qui va bien, et le barbeuc qui crépite. Toussa, toussa ! Made in soleil la zoulette. Quoi qu’il en soit, en ce weekend familial, nous décidons de sortir le BBQ, afin d’y faire griller une superbe côte de boeuf. Direction donc, le charmant marché d’Arcachon et sa petite place animée. Nous trouvons notre bonheur, chez un boucher des halles, avec une magnifique côte de boeuf à l’os de Blonde d’Aquitaine. La viande est belle, un beau rouge tendre, et le gras est d’une belle blancheur. Monsieur le boucher nous la prépare joliment, afin que nous n’ayons plus qu’à griller cette jolie pièce. Pour accompagner, une si délicieuse chair, il nous faut une bonne sauce qui contrebalance avec le bon goût de grillé. J’aime la béarnaise, cette sauce me fait vibrer. Grasse et acidulée : Alleluia ! Le combo parfait. Pour moi, la sauce béarnaise est inéluctablement, la meilleure pour accompagner une côte de boeuf grillée, digne de ce nom. Voici donc en images, la recette de MA béarnaise. Chacun a la sienne, bien sûr. Allez donc dépoussiérez Monsieur Weber et faîtes vous plaisir. L’été arrive !

IMG_4237 IMG_4241 IMG_4246

La viande c’est bon, les abats c’est mieux ! – Le coeur

Comme je vous le disais dans mon article précédent, je ne suis pas végétarienne. J’aime la viande, mais la viande de bonne qualité. Seulement voilà, la viande c’est cher, et parfois je préfère ne pas en manger que d’acheter de la mauvaise viande. Peu de gens le savent, mais les abats sont moins chers que la viande. Pourquoi ? Parce que ces pièces sont méconnues et parfois même introuvables sur les étals de nos bouchers. En effet, dès que l’on parle de cervelle, foie, rognons, coeur, langue, etc … Je vois tous les visages se décomposés et me faire la grimace … Nom d’une pipe en bois, pourquoi n’aimez vous pas les abats ? Je ne comprends pas … Du moment que vous mangez de la viande, vous pouvez mangez des abats. Alors vous me direz, oui le goût peut être un peu fort, les textures ne sont pas forcément appétissantes … soit, mais y avez vous déjà goûté ? Oui, très certainement à la cantine et c’était affreusement dégueulasse. Okay, maintenant je comprends peut être un peu votre désarroi.

Capture d’écran 2015-01-27 à 16.27.18

Aujourd’hui donc, je vais vous parler du coeur. Le coeur est pourtant un muscle mais on le range dans la catégorie des abats (rouges), va savoir pourquoi (peut-être parce que c’est un organe aussi? Cours de SVT, siouplait) ?! Bref, le coeur est une partie peu grasse, riche en protéines et en fer. C’est une partie un peu ferme, donc elle nécessite une cuisson douce et lente ou une cuisson vive et rapide. Dans cette recette, j’utilise du coeur de porc car il n’est pas trop fort en goût et de taille raisonnable. En ce moment il y a une controverse à propos de la consommation de porc. Effectivement, si le porc n’est pas consommé par des millions de personnes, il doit y avoir une raison. D’un autre côté, le porc est également une des viandes les plus consommées au monde, et on la retrouve dans toute la cuisine chinoise. Je pense que c’est comme tout, il ne faut pas en manger tout le temps et surtout choisir du cochon de chez nous, qui se roule dans la boue !

Passons à la recette : Coeur de porc poêlé en persillade, pousses de betteraves et micropousses

Pour 2 personnes :

– 2 coeur de porc de 200gr chacun environ
– 2 gousses d’ail
– Une bonne poignée de persil frais
– Une cuillère à soupe d’huile d’olive
– Une cuillère à soupe de vinaigre de vin
– Sel et poivre

– 200gr de pousses de betteraves

– 50 gr de micropousses (alfafa, chou rouge et cresson ici)

Tout d’abord, il est important de faire dégorger nos coeurs dans un saladier avec de l’eau froide pendant une heure. Pour faciliter cette étape, vous pouvez déjà couper les coeurs en 4 dans le sens de la longueur.

Après que le coeur ait dégorgé, on enlève toutes les parties blanches avec un couteau ainsi que les caillots de sang qui peuvent rester à l’intérieur. Ensuite, on coupe les quartiers de coeur en cubes moyens.

Dans une poêle, on fait chauffer l’huile. Lorsque celle ci est bien chaude, on y jette les dés de coeur et on laisse colorer vivement. Puis quand le coeur est bien doré, on ajoute le persil préalablement haché ainsi que les gousses d’ail écrasées. Pour terminer la cuisson, on déglace avec le vinaigre et on assaisonne. Ensuite, on verse ça dans une assiette et on ajoute tout de suite dans la poêle les jeunes pousses de betteraves. Ni une, ni deux au bout de 30 secondes, on peut débarasser les pousses de betterave juste saisies dans l’assiette.

Et hop, on ajoute des micropousses pour la fraicheur et le goût. Et hop, on passe à table !

IMG_4128

Capture d’écran 2015-01-27 à 16.38.08

C’est savoureux, équilibré, et très bon marché ! Maintenant, vous pouvez dire que vous aimez le coeur (enfin peut-être).

Mes pieds paquets marseillais

Comme vous le savez, et si vous ne le savez pas, je vous le dis : je suis une fille du sud … Et oui, mais pas de n’importe quel sud ! Disons que je suis née entre Aix et Marseille et que j’y ai passé la plus grande partie de ma vie. Du coup, il y a des saveurs qui me tiennent particulièrement à coeur, et que je retrouve en cuisinant les plats de mon enfance tels que les pieds paquets. Mais késako les pieds-paquets ?! C’est un plat typique de Marseille et de ces environs, qui se composent de pieds d’agneau, de paquets (panse d’agneau farcie de petit salé et de persil) cuits dans une sauce à la tomate, vin blanc et tout plein d’aromates. Voici la recette !

IMG_3588 IMG_3594

IMG_3601 IMG_3597