DES TAPAS TOUT EN HAUT DE LA MONTAGNE

Je suis depuis quelques mois en saison, dans une charmante petite station suisse : Verbier. Pour ceux qui me suivent sur Instagram, vous n’avez, sans doute, pu échapper au florilège de paysages enneigés et d’émerveillement autour de la neige. Effectivement, par ici c’est plutôt joli, et surtout bien construit. Des chalets en veux-tu en voilà, qui confère une douce atmosphère à ce petit village d’irréductibles Valaisans. Bien entendu, en tant qu’estomac sur pattes, mes premières questions furent au sujet de la ripaille et du bon liquide. Et comme je suis un peu chanceuse, il paraît qu’un des très bons restaurants de Verbier se trouve sur mon lieu de travail : le W ! Rendez-vous pris à EATHOLA, restaurant de tapas développé par Sergi Arola, grand chef espagnol. Le concept est simple : une cuisine ouverte et des tables hautes devant les chefs pour en avoir plein les mirettes et plein le museau. Nous sommes installés devant les chefs Thomas et Danni, et Guillaume s’occupe de nous pour le vin et le service. Chez EATHOLA, on aime bien partager et manger plein de petites choses différentes préparés à la minute par les chefs.

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Pour commencer l’incontournable Pan con tomate, que tout bon bar à tapas se doit de servir. C’est simple, mais ça fait toujours son petit effet. Le pain est croustillant, et la salsa de tomate bien aillée. Un filet d’huile d’olive, un peu de sel et zou dans la bouche. 

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Ensuite, la tortilla et las patatas bravas s’offrent à nous dans une version revisitée. Pour la tortilla, c’est un cube de pomme de terre confite dans une huile aromatique, puis frite. Elle est garnie d’une compotée d’oignons et sur le dessus « un oeuf moléculaire ». En bouche c’est une explosion de saveurs et de textures. Pour las patatas bravas, même principe que la tortilla avec la pomme de terre confite mais cette fois ci surmontée d’un aïoli crémeux et piquant. 

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Viennent ensuite, les petites sardines au vinaigre comme des boquerones. Elles sont accompagnés d’une émulsion d’huile d’olive, d’une poudre d’olives noires, de chips de pain et de coeur de tomates. En un coup de fourchette, je me croirais en plein mois d’août dans une rue de Barcelone. C’est juteux, c’est doux et ce coeur de tomate donnent un coup de fraîcheur au plat.

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Arrive alors, le fameux taco de cochinita dont Danni nous a tant parlé. Il s’agit d’un taco de farine de maïs farci de cochon braisé effiloché, d’oignons finement coupés et marinés et d’un peu de coriandre. Une tuerie ! On sent que la cochinita a cuit de nombreuses heures. Elle est fondante et absolument savoureuse. Autant dire que je me serais bien fait le taco toute seule héhé.

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Ensuite des parpadelles à l’encre de seiche, avec des supions juste sautés, une crème de zeste de citron, et une petite fondue de légumes du soleil. Les supions sont cuits à la perfection, la crème de citron apporte du peps et de la rondeur au plat. C’est délicieux !

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Il est temps d’utiliser ces doigts, avec ces petites ailes de poulets à la marinade kimchi. C’est pimenté comme j’aime, on se lèche les doigts entre deux ailes, et on finit le plat aussi vite qu’il est arrivé. Ah si KFC faisait des wings comme ça !

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Vient ensuite un de mes coups de coeur du dîner, des éclats de Saint Jacques snackées servis avec des gnudi qui sont des gnocchi de ricotta compressée et une émulsion safranée. Les textures et les goûts sont à tomber par terre, une harmonie de saveurs. Mention spéciale aux gnudi que je n’avais jamais gouté auparavant.

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Puis la presa ibérique s’invite à notre table accompagnée d’une purée de chou-fleur rôti et d’un bok choy braisé. Ce plat est une valeur sûre, la presa est fondante et tendre à souhait et cette purée de chou-fleur, une petite merveille.

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Et enfin, et pour terminer en beauté, les ravioles de daube de queue de boeuf qui sont servies avec une sorte de condiment épicé de piquillos et d’ananas. Ca sent bon le sud, c’est gouteux et j’en aurais bien manger un plat entier.

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En dessert, on nous propose l’emblématique crème catalane revisitée. Une crème au biscuit Maria, une mousse de crème catalane et un sorbet mandarine enveloppée d’une fine couche de sucre caramélisé. La totale quoi ! On plonge la cuillère jusqu’au fond et on remonte jusqu’à la bouche. Petit paradis d’onctuosité.

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Pour nous aider à faire glisser tout ça, nous avons été accompagnés d’un Beaune Champs-Pimont Premier Cru 2011 pendant notre repas. Une vraie découverte du Domaine Jacques Prieur. Ce bourgogne offre une vraie puissance aromatique, des notes de fruits rouges tels que le cassis ou la mûre sans être trop fruité. A la degustation, il s’avère même un peu épicé. J’en suis tombée amoureuse !

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Pour résumer, si vous êtes dans les parages et que vous souhaiter vous faire plaisir, il serait fort dommage de passer à côté de l’expérience EATHOLA. Certes, les prix sont assez élevés comme c’est souvent le cas en station, mais l’expérience en vaut le coût. Nous nous sommes régalées et j’ai été très agréablement surprise par la qualité des produits et l’inventivité des tapas proposés. EATHOLA, une adresse à tester sur Verbier.

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EATHOLA
W VERBIER
70, rue de Médran
1936 VERBIER

Lille et ses merveilles

18h, déjà quelques personnes attendent l’ouverture de la grande porte. Ni une, ni deux, nous nous ajoutons à cette petite troupe d’impatients. Que se cache t’il derrière cette grande porte ? Une salle de concert, une soirée privée … non, non, non : un restaurant. Et pas n’importe lequel : Le Bloempot. Et là vous me dîtes « Blome quoi? ». Bloempot c’est la cantine bistronomique de Florent Ladeyn, finaliste de Top Chef et jeune chef de caractère, et Kévin Rolland, qui n’est pas skieur mais slalome habilement entre les tables. Haha. Leur notoriété fait que le petit coin est tout le temps complet. Seule solution, braver le froid et faire la queue pour avoir le droit de se lécher les babines sur unes des quelques tables gardées pour les clients de passage. Et ça c’est chouette ! Après plusieurs prières à Saint Maroilles, nous obtenons une table dans cette antre de la gourmandise. Ici pas de carte, mais un menu « les yeux fermés » avec ou sans accord mets-vins. Et là surprise, un accord mets et bières est proposé. La belle idée ! Nous choisissons la formule 5 services et un des chaque accords. La salle du restaurant est chaleureuse. Peaux de bêtes, bois brut, bougies et une équipe de joyeux lurons comme on aime.

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En mise en bouche, du « Boulet de Cassel » de Marie-Christine Dubois de la ferme des Templiers à Oxelaere, des peaux de porc soufflé avec un parfait de foie de volaille, et des fleurs de moutarde. Parfait pour se mettre dans le bain et commencer à débattre sur ce qu’il y aura au menu. Haha.

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On nous sert également un pain vraiment délicieux aux notes de réglisse et de sous bois, servi avec un beurre fermenté au houblon. Gros love pour tout le repas.

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L’entrée arrive. C’est un oeuf basse température à la cuisson parfaite avec une mousseline de racines, des peaux de poulet croustillantes, des câpres de fleurs d’ail des ours, de l’anguille fumée et une salade d’herbes et pickles de radis. Ca dépote sec, du crémeux, du gras, de l’acide, du fumé. On finit tout et on sauce jusqu’à la dernière goutte.

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Le premier plat est un boudin blanc des Flandres (j’ai oublié le nom du bled). Il est énorme et laqué au jus de pommes. La bête est accompgnée d’une compotée de pommes au bbq et de patates soufflées. Un plat qui sent bon le terroir et qui rappelle le boudin aux pommes du dimanche de Mamie.

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Le deuxième plat est un canard des Flandres grillé, servi avec du chou rouge braisé et en salade, un vinaigre de betterave, et une sauce savoureuse. Le canard est très gouteux, limite gibier et l’acidulé du vinaigre relève le tout. Mais je dois le dire j’aurais préféré du poisson ou des coquillages. Relou moi.

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Ensuite ce n’est pas un trou normand, mais un trou lillois qu’on nous pose à table. Des patates en robe des champs, une mousse de maroilles et de la poudre de lard grillé. Léger ! C’est délicieux et réconfortant à souhait. Le plat dont tu rêves quand tu rentres du ski tout mouillé.

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Vient le temps des desserts, et chez Bloempot les desserts vous en mettent plein le bec. On oublie le chocolat et la framboise, faîtes place au lait de chèvre et au panais. Pour ce premier dessert : glace yaourt au lait de chèvre, crémeux panais et meringues crousti-moelleuses. Un accord surprenant mais délicieux, pour quelqu’un comme moi qui adore le salé.

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Le deuxième dessert (malheureusement pas de photo, j’étais un peu pompette haha), faisait la part belle à l’oseille et l’oxalys. Sorbet, chiffon cake, et granité. Une belle note de fraîcheur et d’acidité pour finir ce repas gargantuesque.

Alors que dire, nous sommes sortis le ventre bien rond et le nez un peu rouge. Les produits cuisinés sont locaux, de grande qualité et superbement mis en avant par l’équipe (salle et cuisine). On sent que l’équipe du Bloempot est fière de son terroir et ça se sent ! Un menu 5 services avec accords mets et vins/bières pour un peu plus de 50 euros par personne. Et bien ça valait le coup de faire la queue sous la pluie ! GROS LOVE POUR BLOEMPOT ❤

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A la fin du service, je rejoins l’équipe et surtout Kévin Rolland pour une mini interview de fin de service.

Supayummy : Bloempot, c’est quoi pour vous ?
Kévin : Un restaurant avant tout. Mon projet avec mon ami et associé, Florent Ladeyn. C’est un lieu convivial. Et puis Bloempot, ça veut dire « pot de fleurs » en flamand, et avec Flo nous sommes des doux-dingues. Parfois ça sonne un peu creux dans nos têtes. La bière surement !

S : En parlant de bière, quelle est la meilleure bière à boire entre potes, et le meilleur vin ?
K : La Chimay Bleu sans hésiter. Et pour le vin, j’aime beaucoup Ruben de Sébastien Bobinet. Un Saumur-Champigny nature comme on les aime.

S : Le guilty pleasure avec ça ?
K : Des peaux de cochons soufflées !

S : Après le service, une fringale, vous allez où ?
K : Le Peekaboo, pour les nachos cheddar salsa et les hot-dogs.

S : Et le plat du « dimanche » ?
K : Des pâtes au pesto ! Mais attention des vraies, avec le pesto maison !

S : Et pour terminer le coup de coeur du moment musical et gustatif ?
K : Le canard des Flandres au chou rouge de ce soir, en écoutant BJM – That girl suicide.

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Pour rencontrer cette joyeuse équipe et ravir votre estomac :
BLOEMPOT (vieux Lille)
22, rue des bouchers
59800 Lille

Le Kimchi c’est la vie

Vous ne le savez peut-être pas, mais je suis une amatrice de produits bizarres. J’aime à peu près tout ce que les gens détestent. Voire pire ce que vous détestez, je l’adore ! Et oui j’aime les fromages qui puent, les épinards, les choux de Bruxelles, les tripes … et j’en passe et des meilleures (du coup pires, pour vous). Mais là où j’excelle, c’est dans ma passion pour les produits fermentés. C’est simple dès que ça sent la fermentation je suis aux anges. « Quelle étrange jeune femme ! » me direz-vous, et je pourrais vous comprendre. Il est vrai que le poisson fermenté sent atrocement fort et que ce serait bien dommage si vous aimiez ça, car du coup il y en aurait moins pour moi. Haha. Quoi qu’il en soit, vous le savez comme moi, du moins je l’espère, la fermentation est un atout majeur pour une santé en béton. On a déjà prouvé les bienfaits du Kombucha, du miso et du pain au levain par exemple. Aujourd’hui, je vais vous parler d’un de mes plats favoris : le kimchi. Pour ceux d’entre vous qui se demandent « qu’est-ce que c’est que cette bête? », ne vous inquiétez pas le kimchi est votre ami. Emblème national de la cuisine de la Corée du sud, le kimchi est un condiment/plat à base de chou, ou autre légume, fermenté dans une sauce épicée à base de piment rouge coréen. Généralement, le chou est fermenté entier dans des bocaux pendant plusieurs mois avant d’être dégusté. Bien évidemment, vivant en colocation cela est un peu compliqué. Comme tout problème a sa solution, je vous propose aujourd’hui la recette du Kimchi salade ou « fast » kimchi. Vous pourrez bien entendu le conserver pendant plusieurs semaines au frigo, mais aussi le déguster juste après l’avoir préparé, et ça c’est cool ! Mais alors le kimchi on en fait quoi après ? Et bien, l’autre bonne nouvelle c’est que le kimchi s’accommode avec une multitude de plats. Il sera très bon avec un simple riz vapeur, comme il réveillera une salade de crudités ou même pour accompagner des brochettes de poulet ou de poisson blanc. Bref le kimchi est polyvalent, et sera votre ami pour longtemps !

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Galettes de Falafel

Si vous suivez Supayummy, vous savez surement que je voue un grand amour pour la cuisine du Proche-Orient, notamment les falafels qui font partie de mon top 10 des plats que j’emmènerais avec moi sur une île déserte. Et oui, c’est important de savoir bien s’entourer de victuailles savoureuses, quand on est seule au beau milieu de l’océan indien. Haha. Blague à part, le falafel est tout simplement l’allié des apéros réussis. Tout le monde l’aime, et tout le monde adore le tremper partout. Ici, je vous propose une version galette et non frite dans un bain d’huile. C’est plus rapide et en plus comme ça, vous ne sentirez pas le graillon face à vos invités. Il est important de choisir des pois-chiche de bonne qualité et secs, en boîte cela ne donnera pas la même texture. Gros avantage des falafels et pas des moindre, il se réchauffe très bien et il est polyvalent : pita, salade, tapas, brochettes … Et j’en passe. Le falafel, ce nouvel ami qui vous veut du bien. Allez, à plus.

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